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jeudi, janvier 12 2006

remplacement d'une chaîne de caractères dans un ensemble de fichiers... en ligne de commande

J'ai eu besoin de remplacer sur un ensemble de fichiers la chaine de caractères "alice" par la chaine de caractères "bob", et j'ai donc profité de la puissance de la ligne de commande Linux/Unix. Voici ma solution :

rgrep alice * | cut -d ":" -f 1 | xargs sed -i -e 's/alice/bob/g'

rgrep permet de rechercher dans des fichiers de façon récursive. Il donne ici la liste des fichiers contenant le motif "alice" avec la ligne dans laquelle il est contenu
cut -d ":" -f 1 permet alors de séparer le résultat de la commande rgrep afin de n'avoir plus que le nom du fichier
xargs renvoie la sortie standard vers la commande indiquée
sed -i -e 's/alice/bob/g' effectue alors le remplacement (s//) de "alice" par "bob" dans la liste des fichiers donnée (par xargs)

j'avoue avoir bataillé avec les manpages pour trouver, surtout que j'ai cherché un bon moment avant de retrouver la commande cut que je n'utilise jamais et que j'avais oublié, pour le reste rgrep, xargs et sed... c'est facile !!!
en tout cas, merci Linux parce que je me demande comment j'aurais fait avec un autre système non aussi puissant (suivez mon regard...)

content ;-)

jeudi, décembre 8 2005

Énième comparatif Linux/Windows

La compagnie Security Innovation a fait un énième comparatif sur la facilité d'administration de Windows et Linux et, par voie de conséquence, le TCO [1]. Comme d'habitude, cette étude comparative a été financée par Microsoft, et la conclusion lui est favorable. Donc, jusque là rien de très étonnant, néanmoins, ce qui est intéressant, c'est la méthode utilisé par cette entreprise pour nous rendre encore plus crédible cette analyse.
En effet, pour faire un réel comparatif entre les TCO de Windows et Linux, ils ont tout simplement simulé un an de tâches d'administration classiques, afin de voir celui qui s'en sortirait le mieux. Cela parait tout à fait correct, et honnête, et bien sûr (!) je m'étonne alors du résultat... L'entourloupe, c'est que les tâches sont prédéfinies et bien définies, et qu'elles sont conçues pour Windows, c'est-à-dire qu'aucun administrateur Linux expérimenté ne travaillerait comme ça, et ceci explique les résultats. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, et vous renvoie plutôt vers l'excellent blog de Paul Murphy où vous pourrez lire en détails le protocole utilisé pour cette étude, et le pourquoi, bien évidemment, Windows en sort vainqueur. Si vous êtes curieux, je vous invite à parcourir ce blog ou à vous abonnez à son feed, on y trouve souvent de très bonnes news, sur le monde Unix principalement.

Notes

[1] le TCO, c'est le prix que vous coûte finalement votre serveur (en comptant non seulement la licence, mais également les salaires, les logiciels, le temps d'administration, etc.). Pour plus d'infos sur le TCO, voyez : wikipedia en français ou en anglais ou webopedia.

mercredi, décembre 7 2005

Debian classé 2ème sur le marché des serveur web Linux

Netcraft nous apprend que depuis la sortie de la dernière version stable de Debian : Sarge, l'intérêt pour cette distribution est reparti à la hausse, et elle devient donc la distribution Linux à plus forte croissance, avec 1,2 millions de sites web. Elle se classe juste après RedHat.
Netcraft nous informe également que les distributions non-commerciales (Debian, Fedora, Gentoo...) croissent plus rapidement que les commerciales (RedHat, Novell Suse,...).
Bonne nouvelle, non ?

[via debianplanet et Buxy rêve tout haut]

samedi, novembre 26 2005

amaroK

Depuis que j'utilise Linux, j'ai toujours utilisé XMMS (cf wikipedia pour une présentation) comme lecteur audio. C'est un lecteur de base qui permet simplement de charger des fichiers ou des répertoires. Il est simple, pas spécialement joli ni évolué mais il marche : je n'ai jamais eu aucun problème avec. Il reconnaît bien sûr plein de formats audio (les mp3 bien entendu, les ogg vorbis fort heureusement, mais également flac, mpc, etc.) et possède un plugin pour audioscrobbler/last.fm indispensable.

J'avais, il y a quelque temps[1] également essayé rhythmbox, un player plus évolué pour l'environnement Gnome. Ce lecteur est inspiré de iTunes, le lecteur de Apple, et plus qu'un lecteur c'est un jukebox musical. En effet, il gère une bibliothèque, c'est-à-dire un ensemble de répertoires contenant vos fichiers musicaux, et organise ceux-ci en fonction des 'tags' inclus dans les fichiers, par artiste, genre, albums, etc. Cela permet de s'abstraire de l'emplacement physique des fichiers et de ne s'intéresser qu'à leur contenu.
Ma collection de fichiers mp3, ogg... étant assez désorganisée et souvent en mouvement, j'avais laissé tomber et était revenu vers XMMS en attendant un hypothétique rangement et 'taggage' de mes fichiers.

Ma bibliothèque n'étant toujours pas complètement tagguée ni complètement rangée, vu que toujours en mouvement, j'ai néanmoins décidé de la gérer de façon un peu plus pratique, et j'ai donc (re)lâché XMMS pour un lecteur-jukebox, mais cette fois-ci j'ai choisi AmaroK qui fait partie de l'environnement KDE, malgré le fait que j'utilise Gnome, et est un peu plus puissant que rhythmbox. Et j'avoue que ce que j'ai découvert me plait énormément.
Amarok a une interface agréable, des fonctionnalités très pratiques, dont une gestion avancée des playlists, le support de audioscrobbler, la génération de statistiques d'écoute, la possibilité de tagguer ses morceaux grâce à musicbrainz, la possibilité de télécharger les pochettes des albums et même de voir les paroles des chansons... et même la possibilité d'étendre ces fonctionnalités avec des scripts.
En clair, il m'a conquis, me permet de voir le bordel que c'est dans ma collection (et va donc me permettre d'y mettre de l'ordre) et de réécouter des albums abandonnés au fin fond de mes disques durs.

Notes

[1] probablement lors du passage de Gnome 1.4 à Gnome 2

mardi, novembre 15 2005

essayez un bureau à distance avec cosmopod.com

Le futur de l'informatique sera peut-être le "bureau virtuel", accessible à distance de n'importe quel ordinateur connecté à Internet, et qui vous permettrait, de n'importe ou sur Terre (voire plus loin...) de retrouver automatiquement vos e-mails, vos documents, votre agenda, vos contacts, etc.

C'est d'ailleurs probablement ce que veut faire Google, et ainsi se poser en concurrent direct de Microsoft (Windows, ainsi que ses applications phares, devenant, alors parfaitement surperflus !). On se sait pas encore quel forme prendra ce bureau virtuel "à la" Google, mais petit à petit les composants apparaissent : le moteur de recherche bien sur, mais également les mails (encore en version bêta), le lecteur RSS, la page personnalisée, la bibliothèque en ligne, le calendrier peut-être bientôt (cf google addiction), et pourquoi pas une suite bureautique accessible en ligne (cf presence-pc, 01net.com, internetnews.com, ou news.com, ainsi que webpronews.com, avec un avis contraire).[1]

Ou peut-être que ce sera tout simplement un bureau comme celui de votre ordinateur actuel, avec toutes les applications dont vous disposez, et de l'espace pour y stocker vos documents. C'est ce que propose d'essayer cosmopod.com qui vous propose de tester un bureau KDE à distance. Il vous suffit alors d'avoir un client NoMachine (disponible pour Windows, Linux, MacOS X et Solaris) pour y accéder.
Je me suis créé un compte, et j'ai testé cet outil. Les premières connexions ont été très très lentes (il y a quelques jours) mais depuis, ça s'est énormément amélioré, et le bureau virtuel devient alors parfaitement utilisable. A essayer donc.

Concernant NoMachine, c'est un entreprise récente qui a développé un protocole appelé NX qui propose un accès simple, et peu gourmand en bande passante, à un serveur X Unix ou Linux. Il permet également (dans la version Server Entreprise) d'unifier l'accès aux applications Unix/Linux, Windows et MacOS X, et peut servir de passerelle/proxy vers Windows Terminal Server et VNC Server.
Le coeur de la technologie de NoMachine est sous licence GPL, et il existe donc une alternative libre aux clients et serveurs NoMachine : Freenx (cf freshmeat.net).

via dot.kde.org & Linux and Open Source Blog

ps : je devrais peut-être me pencher un peu plus sur NX, et mettre en place un serveur qui me permettrait d'accéder à distance de manière confortable à mon ordinateur personnel.

Notes

[1] Pour plus d'infos sur les outils proposés par Google, allez voir wikipedia ici et ou Google Guide. Pour avoir une idée de ce que nous prépare (peut-être) Google, voyez ceci et cela.

lundi, octobre 31 2005

hasta la vista, windows && i love LVM, but still don't know why

Sous ce titre un peu bizarre, polyglotte et (un brin) provocateur, se cachent en fait deux titres :

hasta la vista, windows
La première nouvelle, c'est que ça y est, j'ai enfin viré toutes mes partitions Windows (FAT ou NTFS) qui trainaient encore sur ma machine à la maison. Je dis enfin, parce que quand, il y a quelques mois, j'avais changé de hardware, bien entendu ma Debian était repartie toute seule [1], mais mon Windows était parti en sucette (BSOD, cf billet précédent)... et je ne l'ai jamais réinstallé.
Petit à petit, ma copine s'est/a été convaincu qu'elle n'en avait plus besoin[2] et qu'elle pouvait abandonner Windows pour Linux (la seule chose qu'elle continuait à utiliser et qu'on ne pouvait retrouver sous Linux était Money, et Gnucash fait parfaitement l'affaire). Depuis ce temps, mon ex-partition système windows prenait donc de la place pour rien. Ce week-end, je l'ai virée et en ai profité pour enlever également toutes les partitions FAT (docs, partition d'échange...) qui prenaient de la place.

i love LVM, but still don't know why ;-)
La deuxième news, c'est que j'ai profité de ce nettoyage microsoftien pour optimiser l'utilisation de mes disques durs. J'ai passé tout mon disque hda (et oui, Windows était sur le hda, et Linux sur le hdb) en LVM qui est l'acronyme de Gestionnaire de Volumes Logiques (logical volume manager).
Les LVM (sous Linux, il y a LVM (!) et EVMS) sont une manière de virtualiser le stockage en proposant une couche d'abstraction au-dessus des disques physiques et autres partitions. LVM permet de créer des volumes physiques (PV) qui sont la première couche permettant de faire fonctionner LVM, ensuite on crée un groupe de volumes (VG) ou l'on peut placer autant de volumes logiques (LV) que l'on veut. Les LV sont alors manipulables à volonté : agrandissement, rétrecissement, concaténation[3]. Mais LVM permet également de faire des 'snapshots' des volumes en exécution et de faciliter les migrations de données.

Voici ce que j'ai fait chez moi : d'abord créer une seule partition de type LVM sur mon disque /dev/hda

# fdisk -l /dev/hda
/dev/hda1               1        9729    78148161   8e  Linux LVM

puis créer un PV sur tout le disque

# pvcreate /dev/hda1

puis un VG nommé data

# vgcreate data /dev/hda1

puis enfin mes 2 LV (home et data)

# lvcreate -L 5G -n home data
# lvcreate -l 17799 -n data data

ce qui me donnent deux volumes accessibles par les 'devices' /dev/data/home et /dev/data/data

Pour plus d'infos sur LVM, je vous renvoie vers le howto officiel, sa traduction en français (pas tout à fait à jour), et ce guide de mise en oeuvre ou celui-ci.

+Je pensais que LVM était l'équivalent des disques dynamiques sous Windows, mais en fait non, ceux-ci ne permettant que la manipulation de la taille des volumes mais ne possèdent aucune des fonctions avancées qui rendent le LVM de Linux équivalent aux LVMs de HP-UX, Solaris ou AIX (à confirmer...).
+Le titre de cette news fait référence à ce post intitulé I love LVM ou l'auteur utilise justement les fonctionnalités avancées de LVM, et le 'but still don't know why' au fait que je n'ai pas encore eu besoin de ces fonctionnalités (snapshot ou migration)...

Notes

[1] une petite édition de /etc/X11/XF86Config-4 pour avoir une interface graphique, avait quand même été nécessaire !

[2] mais a-t-elle vraiment eu le choix ??? ;-)

[3] tout ça bien entendu si le système de fichier le permet, ce qui est le cas de ext2/ext3, reiserfs et jfs, systèmes de fichiers journalisés disponibles sous Linux

samedi, octobre 1 2005

la taille de mon pénis

Le script qui suit permet de calculer la taille de son pénis :

#!/bin/bash
LC_ALL=C
echo $(uptime\
|grep Tage\
|sed 's/.*an \([0-9]*\) Tag.*/\1\/10+/';\
cat /proc/cpuinfo|grep MHz|awk '{print $4"/30+";}';\
free\
|grep '^Mem'\
|awk '{print $3"/1024/3+"}'; df -P -k -x nfs\
| grep -v 1k\
| awk '{if ($1 ~ "/dev/(scsi|sd)"){ s+= $2} s+= $2;} END\
{print s/1024/50"/15+70";}'\
)\
|sed 's/,/./g'\
|bc\
|sed 's/\(.$\)/.\1cm/'}}

et j'ai obtenu, sur ma machine principale, 47.0cm... qui dit mieux ?

via nion's blog

ps : et c'est con que mon routeur soit un openbsd et pas un linux sinon j'aurais surement cassé la baraque (vu son uptime) !

mardi, août 30 2005

Xen : ça marche !

Xen est un logiciel de virtualisation permettant de faire tourner plusieurs OS (cf ce billet et les commentaires pour quelques infos, et la page officielle pour de vraies infos...).
Actuellement, il permet de faire tourner Linux, NetBSD ou FreeBSD sur Linux.

Tout ça pour dire que ça marche enfin chez moi ! En effet, après plusieurs essais infructueux, je suis reparti de zéro grâce au tutoriel de Julien Danjou... et ça marche ! J'arrive à faire tranquillement tourner une Debian (avec serveur X) sur Xen et tout ça sur un Pentium III 1Ghz avec 384Mo de RAM... et il m'en reste ! Du coup, je vais enfin pouvoir faire 2-3 trucs que j'avais en tête, et qui étaient en attente d'un Xen fonctionnel.

J'ai commencé à écrire un petit mémo/pense-bête pour Xen sur Debian, j'essaierais de le publier un jour, mais je ne promets rien ;-)

via le blog de jd

Plus d'infos sur Xen : il semblerait que les petits gars de Xen aient finalement réussi à faire tourner Windows sur Xen, cela en utilisant un des futurs processeurs Intel, les processeurs VT (dont le but est justement de virtualiser et de permettre de faire tourner plusieurs OS). Xen joue alors pleinement son rôle d'hyperviseur. Pour info, la présence d'Intel et d'un de ses processeurs encore-loin-d'être-sorti n'est pas étonnante, puisque cette société fait partie des nombreuses à avoir investi dans le développement de Xen.
Pour plus d'infos sur la virtualisation, je vous renvoie vers Wikipedia France.

lundi, août 1 2005

faire tourner Windows sous Linux

Pour faire tourner des applications Windows sous Linux, il existe plusieurs choix, soit utiliser un émulateur comme Wine (ou ses pendants commerciaux : Cedega pour les jeux ou Crossover pour les applications bureautiques, par exemple), soit utiliser une machine virtuelle comme Vmware qui est un produit propriétaire et payant ou Qemu qui lui est un produit libre et gratuit. J'ai donc installé Qemu à la fois sur ma machine du boulot et sur celle de la maison et j'ai réussi à installer respectivement un Windows XP SP2 (pour les consoles d'admin) et un Windows 2000 SP4 sur lequel j'espère réussir à faire tourner Simcity 4 pour enfin y rejouer (en effet, j'ai acheté ce jeu, et je n'y joue pratiquement jamais, étant obligé de rebooter sous Windows !).
Je vais surement écrire un petit howto mais pour l'instant je vous renvoie vers debian-administration.org pour la procédure pour ceux que ça intéresse.

Deux screenshots au démarrage des hôtes (pour voir que ce ne sont ni des sessions VNC ni des sessions Terminal Server) :

Win2k SP4

WinXP SP2

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