Sous ce titre un peu bizarre, polyglotte et (un brin) provocateur, se cachent en fait deux titres :

hasta la vista, windows
La première nouvelle, c'est que ça y est, j'ai enfin viré toutes mes partitions Windows (FAT ou NTFS) qui trainaient encore sur ma machine à la maison. Je dis enfin, parce que quand, il y a quelques mois, j'avais changé de hardware, bien entendu ma Debian était repartie toute seule [1], mais mon Windows était parti en sucette (BSOD, cf billet précédent)... et je ne l'ai jamais réinstallé.
Petit à petit, ma copine s'est/a été convaincu qu'elle n'en avait plus besoin[2] et qu'elle pouvait abandonner Windows pour Linux (la seule chose qu'elle continuait à utiliser et qu'on ne pouvait retrouver sous Linux était Money, et Gnucash fait parfaitement l'affaire). Depuis ce temps, mon ex-partition système windows prenait donc de la place pour rien. Ce week-end, je l'ai virée et en ai profité pour enlever également toutes les partitions FAT (docs, partition d'échange...) qui prenaient de la place.

i love LVM, but still don't know why ;-)
La deuxième news, c'est que j'ai profité de ce nettoyage microsoftien pour optimiser l'utilisation de mes disques durs. J'ai passé tout mon disque hda (et oui, Windows était sur le hda, et Linux sur le hdb) en LVM qui est l'acronyme de Gestionnaire de Volumes Logiques (logical volume manager).
Les LVM (sous Linux, il y a LVM (!) et EVMS) sont une manière de virtualiser le stockage en proposant une couche d'abstraction au-dessus des disques physiques et autres partitions. LVM permet de créer des volumes physiques (PV) qui sont la première couche permettant de faire fonctionner LVM, ensuite on crée un groupe de volumes (VG) ou l'on peut placer autant de volumes logiques (LV) que l'on veut. Les LV sont alors manipulables à volonté : agrandissement, rétrecissement, concaténation[3]. Mais LVM permet également de faire des 'snapshots' des volumes en exécution et de faciliter les migrations de données.

Voici ce que j'ai fait chez moi : d'abord créer une seule partition de type LVM sur mon disque /dev/hda

# fdisk -l /dev/hda
/dev/hda1               1        9729    78148161   8e  Linux LVM

puis créer un PV sur tout le disque

# pvcreate /dev/hda1

puis un VG nommé data

# vgcreate data /dev/hda1

puis enfin mes 2 LV (home et data)

# lvcreate -L 5G -n home data
# lvcreate -l 17799 -n data data

ce qui me donnent deux volumes accessibles par les 'devices' /dev/data/home et /dev/data/data

Pour plus d'infos sur LVM, je vous renvoie vers le howto officiel, sa traduction en français (pas tout à fait à jour), et ce guide de mise en oeuvre ou celui-ci.

+Je pensais que LVM était l'équivalent des disques dynamiques sous Windows, mais en fait non, ceux-ci ne permettant que la manipulation de la taille des volumes mais ne possèdent aucune des fonctions avancées qui rendent le LVM de Linux équivalent aux LVMs de HP-UX, Solaris ou AIX (à confirmer...).
+Le titre de cette news fait référence à ce post intitulé I love LVM ou l'auteur utilise justement les fonctionnalités avancées de LVM, et le 'but still don't know why' au fait que je n'ai pas encore eu besoin de ces fonctionnalités (snapshot ou migration)...

Notes

[1] une petite édition de /etc/X11/XF86Config-4 pour avoir une interface graphique, avait quand même été nécessaire !

[2] mais a-t-elle vraiment eu le choix ??? ;-)

[3] tout ça bien entendu si le système de fichier le permet, ce qui est le cas de ext2/ext3, reiserfs et jfs, systèmes de fichiers journalisés disponibles sous Linux