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mardi, juillet 31 2007

seingyellow.com

Vous vous souvenez peut-être de l'article que j'avais écrit (il y a déjà presque deux ans !) expliquant que les fabricants d'imprimantes ont fait en sorte que celles-ci cachent des informations afin de vous identifier[1] sur toutes les pages que vous imprimez.
De nombreuses personnes ont réagi à cette information en contactant le fabricant de leur imprimante pour désactiver cette "fonctionnalité", et au moins une de celles-ci a reçu la visite des services secrets des États-Unis.
Benjamin Mako Hill[2] vient donc de mettre en ligne un site afin d'aider les gens à s'organiser pour contacter les fabricants d'imprimante, partant du principe que les services secrets ne pourront pas rendre visite à tout le monde. Donc, si vous aussi vous possédez une imprimante et vous voulez défendre votre droit à la vie privée (privacy), allez faire un tour sur ce site.

[via et]

Pour savoir si votre imprimante est concernée ou dans le cas où vous devriez en acheter une, vous pouvez consulter cette liste maintenue par l'EFF.

Notes

[1] ou tout au moins identifier l'imprimante ce qui permet de remonter jusqu'à vous

[2] une personnalité importante du monde du logiciel libre, que l'on retrouve dans des organisations/communautés comme Ubuntu, Debian, One Laptop Per Child, Wikipedia/Wikimedia, et qui vient d'être nommé au conseil d'administration de la FSF (voyez une biographie sur linux.com ou wikipedia anglais)

mardi, mai 15 2007

pourrons-nous encore longtemps acheter des CD d'occasion ?

C'est la question qui se pose quand on lit l'article de Ars Technica qui nous explique comment, aux États-Unis bien sûr, la RIAA[1], dans sa sempiternelle recherche pour expliquer la baisse de ses profits[2] a trouvé cette fois-ci un nouveau bouc émissaire : les ventes de CD d'occasion seraient en partie responsables !
Donc on va tout faire pour rendre ces ventes plus compliquées...

Quand je pense à tous mes regrettés[3] albums que j'ai acheté d'occasion et qui m'ont permis de me faire ma culture musicale...

Si on suit cette logique, bientôt on interdira les vide-greniers, les brocantes, et même ebay pour relancer les ventes de bibelots, meubles et vêtements...

[via totalementcrétin]

Sur le même sujet : Mark Shuttleworth écrit une lettre ouverte pour expliquer que les DRM ne marchent pas (à lire également et si on changeait le nom des DRM pour essayer de tromper tout le monde ? (le titre est de moi))

Notes

[1] équivalent américain de la SACEM, cf l'article Wikipedia en anglais pour plus d'infos

[2] à part le fait de vendre de la musique de merde et de prendre les consommateurs pour des cons...

[3] regrettés, à cause d'un cambriolage... <sic>

vendredi, mai 4 2007

la star du moment

Il semblerait bien que ce soit elle :

09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0

via

entre autres (01net ou standblog pour l'info en français)

(Vous pouvez également voir 09-f9-11-02-9d-74-e3-5b-d8-41-56-c5-63.com)

mardi, février 13 2007

ceci n'est pas un texte censuré

Amnesty International (France) lance une campagne contre la surveillance et la censure sur Internet. C'est irrepressible.info.

Irrépressible (irrepressible) adj. Qu’on ne peut réprimer ou contenir.

Des forums de discussion sont surveillés. Des blogs sont supprimés. Des sites Internet sont bloqués. Des moteurs de recherche sont bridés. Des personnes sont emprisonnées uniquement parce qu’elles ont mis en ligne et partagé des informations.

Internet représente un nouveau territoire à défendre dans le combat pour le respect des droits humains. En effet, des gouvernements répriment la liberté d’expression avec l’aide de certaines des plus grandes entreprises mondiales du secteur des technologies de l’information.

Amnesty International lance, avec le soutien du quotidien britannique The Observer, une campagne montrant qu’il est impossible de réprimer l’expression des idées et les droits humains, que ce soit en ligne ou autrement.

Vous pouvez signer la pétition en ligne et contribuer vous aussi à la campagne en diffusant des textes censurés : ça se passe ici.

Comme cela

Et n'oubliez pas

La liberté d’expression fait partie des droits humains fondamentaux. Il s’agit de l’un des droits les plus précieux. Nous devons nous battre pour le protéger.

jeudi, septembre 21 2006

test grandeur nature de DADVSI

Un groupe de militants de StopDRM a décidé de confronter DADVSI à l'épreuve des tribunaux. 3 militants, entourés d'une quarantaine de sympathisants, se sont donc rendus à un commissariat pour se livrer volontairement pour détournement de DRM. Plus précisément, voici ce dont ils s'auto-accusent (je cite) :

* pour Stéphane : l'utilisation de DVDdecrypter pour contourner CSS[1] sur son DVD et pouvoir le transférer sur son baladeur vidéo
* pour Jérôme (le plus crapuleux) : l'utilisation d'un logiciel pour supprimer les DRM de deux fichiers musicaux achetés respectivement sur iTunes (format FairPlay) et sur FnacMusic (format FairPlay) afin de les transférer sur son baladeur numérique + la création d'une page Web toujours consultable expliquant comment opérer + la francisation d'un logiciel de suppression de DRM
* pour Tangui : l'utilisation d'un logiciel libre pour lire un DVD sous GNU/Linux[2]

Plus d'infos sur Génération NT

Notes

[1] bien entendu rien à voir avec les CSS permettant de mettre en forme son site web, c'est également l'acronyme du système de protection des DVD (d'où le fameux DeCSS permettant de les décrypter et les lire notamment sous Linux)

[2] aïe, aïe, aïe, c'est exactement ce que je vous disais, je suis un criminel quand je lis des DVD honnêtement achetés sur mon système GNU/Linux

mardi, mars 7 2006

DADVSI 2.0

défendons nos droits et libertés !

Vous vous souvenez de la loi sur les droits d'auteur et droits voisins dans la société de l'information ? Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, et elle a fait l'actualité en décembre dernier, lorsqu'elle a été présenté au Parlement. Les députés avaient alors surpris tout le monde en ne suivant pas le texte du gouvernement, et en votant un amendement surnommé licence globale. Le gouvernement avait alors décidé de suspendre ce texte, afin de le réexaminer ultérieurement.

Ce moment est donc arrivé, et la mobilisation reste forte parmi toutes les personnes concernées. En effet, le débat dans les médias reste cantonné au problème de la musique et des films, de leur téléchargement illégal, et de la nécessité de rémunérer les artistes si on ne veut pas voir la création disparaitre. Cela permet d'éviter de mettre la lumière sur les autres aspects du texte de loi qui menace la liberté individuelle, le droit à l'information, l'accès à celle-ci, les logiciels libres, et le droit à la vie privée.

Voici donc une série de liens concernant DADVSI :

Si vous cherchez plus d'informations sur le sujet, étant donné que je ne peux pas résumer tout ce qui s'est passé depuis fin décembre de peur de vous saouler (si ce n'est déjà fait), je vous renvoie vers linuxfr.org (cherchez DADVSI ou EUCD par exemple), le site de Tristan Nitot qui en parle souvent, le site formats ouverts, et, bien évidemment, eucd.info avec sa section "Comment agir ?".

ps (pour pousser la réflexion un peu plus loin) : je vous renvoie vers ce billet qui illustre bien que le marché actuel de la musique ne profite pas en premier lieu aux artistes, mais aux maisons de disques et autres producteurs.

vendredi, janvier 20 2006

réflexions sur l'anonymat et la protection de la vie privée

Sur le blog de Bruce Schneier, on retrouve mention d'un article de Kevin Kelly appelé "More anonymity is good: that's a dangerous idea.". Cet article est paru sur un site appelé Edge The World Question Center dans la section What is your dangerous idea?.
Je vous laisse étudier les réflexions de Schneier et les commentaires postés, qui mettent en lumière le lien entre anonymat et protection de la vie privée, et laisse un peu de côté le sempiternel "pourquoi je voudrais être anonyme, je n'ai rien à me reprocher !".

update : Bruce Schneier reparle lui-même de l'article de Kevin Kelly sur wired.com : Anonymity Won't Kill the Internet et l'indique dans son blog. Il y explique la différence entre l'anonymat et la "réputation"/"traçabilité" (je n'ai pas trouvé de meilleurs termes) et défend l'idée que dans beaucoup de cas (eBay, hackers célèbres, Usenet même) la réputation suffit et permet à l'anonymat d'exister sans mettre en péril le système.

mercredi, décembre 14 2005

DADVSI : signez la pétition

Je vous avait parlé de DADVSI il y a quelques semaines, cette loi menaçant les libertés individuelles de toute la population française. La date pour le vote de celle-ci s'approchant, il est temps de faire une piqure de rappel.

un peu hors sujet mais pas complètement : un billet de Raphaël Hertzog intitulé Politique sponsorisée... très inquiétant !

update : le ligue Odebi a rédigé un document de synthèse intitulé Le DADVSI pour les Nuls et encourage tous les lecteurs à aller signer la pétition de eucd.info. [via silicon.fr]

Notes

[1] même si le sujet ne prête définitivement pas à rire

lundi, novembre 21 2005

projet de loi "Droit d'auteur" : ça arrive...

Je vous avait parlé dans ce billet datant du 29 octobre du projet de loi "droit d'auteur". Il semblerait donc que le gouvernement ait vraiment envie de faire passer cette loi qui nous rendra tous coupables de contrefaçon. Cette loi, c'est la transposition de la directive européenne EUCD (cf eucd.info), qui elle-même est l'adaptation d'une loi américaine très controversée appelée DMCA (Digital Millenium Copyright Act) (cf sur wikipedia et sur le site de l'EFF). Le DMCA américain criminalise la production et la dissémination de technologies pouvant permettre de coutourner des mesures de protection du copyright. Pour ne donner qu'un exemple, le DMCA empêche la diffusion de technologies permettant la lecture des DVD vidéos, car ceux-ci sont protégés, ce qui veut dire que, par exemple sous Linux, vous ne pourriez les lire ![1]
L'adaptation française est appelée DADVSI (Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information), et veut faire de nous tous des coupables en puissance.

Je vous conseille fortement la lecture de ce billet de Samuel Tardieu sur son blog pour une analyse de la loi et de ses conséquences, et à l'article de linuxfr.org pour quelques exemples d'adaptation de cette loi.

Il semblerait que les grandes entreprises (les majors) du disque, du film et du logiciel propriétaire (on met tout le monde dans le même panier... ;-), c'est-à-dire une poignée d'entreprises majoritairement américaines, qui semblent avoir énormément d'influence sur notre Ministère de la Culture[2], veuillent poursuivre leur haro sur la liberté des citoyens, en essayant de faire passer des lois sur :

  • l'obligation d'inclure des dispositifs de traçage et contrôle sur tout support numérique, via le rapport Sirinelli ;
  • l'assimilation à un délit de contrefaçon, l'édition, la diffusion et la promotion de tout logiciel susceptible d'être utilisé pour mettre à disposition des informations protégées par le droit d'auteur et n'intégrant pas un dispositif de contrôle et de traçage de l'usage privé (mesure technique). Cet amendement est signé par Vivendi Universal à l'origine, et à ensuite été retravaillé par la Commission Sirinelli (oui, la même que juste au-dessus) du Conseil Supérieur de la Propriété Litteraire et Artistique. Zdnet en parlait déjà il y a quelques jours. Il est intéressant de noter que la majorité des protocoles et techniques d'internet (le mail, le web, le chat, ssh, telnet, ftp...) sont susceptibles d'être concernés puisque permettant la diffusion d'informations ;
  • l'obligation d'inclure des mesures techniques aux diffuseurs radios ;

[via Buxy rêve tout haut et DLFP ici et ]

Je rajouterais que, comme d'habitude, on veut faire passer cette loi discrètement (comme ça a été le cas pour la loi Informatique et Libertés cet été) puisque le projet de loi devrait être proposé à l'Assemblée Nationale le 22 et 23 juin... au moment ou, à mon avis, l'hémicycle est clairsemé, et les français (déjà peu conscients des dangers) tout à la "boulimie consumériste" de Noël.

Il est également intéressant de noter que en grande majorité, les utilisateurs jugent assez mal les sites de vente de musique en ligne, et on retrouve parmi les critiques le problème justement des DRM (cf wikipedia).

L'essai de Richard Stallman (père des logiciels libres, créateur de la Free Software Foundation et du projet GNU) "Le Droit de Lire" semble malheureusement être de plus en plus proche de notre future réalité.

update : ce problème semble ne concerner que les méchants pirates qui volent de la musique ou des films sur internet... ah c'est mal ! mais en fait, pas du tout, le projet de loi est tellement vaste que ses implications sont énormes, et que l'accès de tous à la culture et au savoir est menacé. Il suffit de voir la réaction des associations de bibliothécaires, de documentalistes... Vous trouverez leur pétition contre la loi ici.

Notes

[1] c'est d'ailleurs pour ça que sur Debian, Ubuntu ou n'importe quelle distribution Linux non commerciale, vous ne pouvez par défaut lire des DVD vidéos après l'installation.

[2] pour ne pas dire que le Ministère de la Culture est noyauté par les majors...

lundi, novembre 7 2005

montre-moi ce que tu imprimes, je te dirais qui tu es

En effet, il semblerait que de nombreuses imprimantes laser cachent de l'information (comme le numéro de série de l'imprimante, et la date et l'heure) sur les pages que vous imprimez. Ceci semble venir d'un accord avec les services secrets américains et concerne de nombreuses imprimantes.
Heureusement, l'EFF (Electronic Frontier Foundation, cf wikipedia), association à but non lucratif américaine dont le but est de défendre les libertés civiles à l'ère de l'informatique, s'est penchée sur le problème et a craqué le code du Xerox DocuColor, offrant ainsi la possibilité à tout le monde (et pas seulement les services secrets) de lire ces informations. Le code est disponible, et sous licence GPL, bien évidemment.

via le blog de Uwe Hermann d'abord, et celui de Raphaël Hertzog ensuite.

samedi, octobre 29 2005

projet de loi "Droit d'auteur"

A lire

Projet de loi "Droit d'auteur" : le gouvernement ampute le débat dans l'urgence (framasoft)

samedi, juillet 23 2005

un monde de droit

Il semblerait bien que le monde de droit dans lequel on vit conduise à certaines dérives bien étranges. On en arrive donc à interdire à certaines personnes de lire un livre qu'elles ont achetées... incroyable, non ? En l'occurence, je parle des gens qui ont acheté le dernier Harry Potter avant sa sortie (à cause d'une erreur du magasin) et qui sont obligées d'attendre la sortie officielle pour avoir le droit de le lire...
Interdiction de lire Harry Potter (Mad's blog)

ps : ça me fait malheureusement également penser à ces nouveaux abonnements musicaux qu'on essaye de nous vendre, et avec lesquels on pourra écouter la musique que l'on télécharge que le temps qu'on paye, ensuite, c'est fini !
plus d'infos : Musique en ligne: Real Networks complète son offre par abonnement (Zdnet) ou Musique en ligne: Napster se lance dans la location (Zdnet)
pps : l'Abbé Pierre a également son blog... j'hallucine !